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Non, tout le monde ne peut pas dessiner.

 

Dessiner n’est pas fait pour tout le monde.

Non. 

Tout le monde ne peut pas dessiner, mais pas pour la raison à laquelle tu penses. 

 

C’est ni un problème de génie, ni de talent inné. 

Et, au final, même pas de méthode ou de connaissances. 

 

Tu vois ces deux images?

La différence de niveau entre les deux est stupéfiante, non?

Tu sais combien de temps s’est écoulé entre les deux dessins ? 

A peine 6 mois. 

Il n’y a qu’une seule chose qui a changé entre ces deux images.

 

Laisse moi te raconter l’histoire de ce changement. 

L’histoire d’un gamin qui dessine depuis 13 ans, dont 10 années sans savoir dessiner. 

Cette histoire, je l’ai déjà vue mainte et mainte fois, sur Youtube, dans les conventions, dans les groupes Facebook, et même autour de moi. 

 

Un drame artistique quotidien.

 

Ici, je ne te parle pas de niveau de dessin. 

Je te parle simplement d’artistes qui progresse lentement, très lentement, trop lentement. 

Surtout pour la quantité d’efforts qu’ils fournissent en retour. 

Des heures et des heures à suer des illustrations. 

Des dizaines, des centaines voire des milliers de planches de dessin.  

Et un nombre incalculable de tutos ingérés. 

 

Mais  les artistes qui avaient commencés en même temps qu’eux finissent par les dépasser 

 

Les résultats se font attendre, ils finissent par se décourager et deviennent jaloux des artistes meilleurs qu’eux.

 

“Ils ont un don, c’est sûr! » 

 

Hmmm, je n’en serai pas si certain. 

 

Si je te parle de tambouille de dessin, ça te dit quelque chose?

Une pincée de référence photo par ici, une poignée de décalquage par là et un zeste d’inspirations instagram/pinterest pour donner du goût. 

C’est ce que font ceux qui ne savent PAS DU TOUT ce qu’ils font. 

 

Pas de jugement de valeur ici, j’y suis passé avant toi. Et d’autres avant moi. 

 

Et ça a duré quelques années pour le coup…

 

Dessiner façon bouillabaisse n’a rien de mal, mais les limites de cette façon de faire finissent toujours par se montrer. 

Et telle la fumée prise en étau entre l’eau frémissante et le couvercle, tu finis par te liquéfier, bloqué par un plafond de verre.  

Voir le ciel bleu au loin, sans pouvoir avancer. 

 

Qu’est-ce que c’est frustrant…

 

Et bien sûr, quand on est bloqué comme ça, on fonce directement dans les deux mirages de bases, assoiffés de progression. 

Honnêtement, je n’ai pas d’explications logiques à cette façon d’agir. Réflexe humain? Biais cognitif? Bonne question. 

Mais ce n’est pas le sujet ici. 

 

Tiens, prends un peu d’eau et regarde les mirages se dissiper. 

 

Mirage n°1: penser qu’il te faut plus de brush sur Photoshop et Procreate. (Alternativement : croire qu’il te faut du meilleur matériel pour mieux dessiner.)

 

Mirage n°2 : penser que la progression passe par l’apprentissage de techniques ultra compliquées et avancées. 

 

Ne cherche pas, on y passe tous un jour. 

Tu ne me crois pas? 

Si tu veux améliorer tes résultats à l’aquarelle ,car tu flanches sur cette discipline, quel va être ton premier réflexe? 

Passer 10 jours d’affilés à essayer de comprendre le comportement de l’eau sur le papier en fonction de l’inclinaison, de la pression et de la rapidité de mouvement? 

Ou d’acheter un pinceau plus haut de gamme, pensant que de meilleurs matériaux régleront les problèmes inhérents à l’eau et à ton mouvement? 

 

On y passe tous un jour ;).

Tu sais, moi aussi je me suis fait avoir. 

 

Lorsque j’étais bloqué par mon dernier plafond de verre, j’ai acheté des formations d’artistes qui avaient un gros niveau de dessin, afin d’acquérir les compétences qui me manquaient.

J’ai suivi des heures et des heures de leurs formations.

Pensant que j’exploserai le plafond de verre triple épaisseur. 

 

Tu t’en doute, j’ai explosé … juste rien du tout. 

 

Les efforts en quantité ne suffisaient plus à me faire avancer et le matos n’était guère plus utile. 

 

Que restait-il comme choix? 

 

En réalité, un seul… 

Celui que j’évitais de toutes mes forces. 

Celui que je n’avais jamais voulu toucher. 

 

Pourquoi? 

 

PAR FLEMME! 

Par flemme, j’ai perdu des années de dessin!

Ça me rend dingue quand j’y repense. 

Et ce qui me rend encore plus dingue, c’est que je vois TOUS LES JOURS des artistes qui font pareil. 

 

Bref,

 

Qu’est-ce que j’évitais aussi fort? 

Je suis sûr que tu sais exactement de quoi je veux parler. 

Une réponse qui tient en 3 mots!

 

COUVRIR SES BASES. 

Ou alternativement.

SOLIDIFIER SES BASES.

 

Mais pas n’importe comment. 

Pour la solidification des bases, j’ai mis en place une structure logique dans mon apprentissage. 

J’appelle ça la structure CADI (Connaissances – Analyse – Dessin – Imagination). 

Bon ok, j’avoue, ça fait sourire comme nom. 

Mais, c’est un bon moyen mnémotechnique. 

Je trouve que c’est une bonne image, l’image du caddie . 

 

Plus tu avances dans ton périple, et plus ton caddies se remplit. 

 

Ce que tu mets dans un caddie, ça t’appartient. 

 

Mais il faut pouvoir le payer une fois arrivé en caisse.

Le prix à payer, c’est ton travail. 

Le travail qui t’aura fait acquérir une compréhension pointue de ton sujet. 

Celui qui te permettra d’utiliser le motif à ta guise, et depuis ton imagination. 

Ça s’appelle le dessin d’imagination. 

Et c’est le dernier niveau, celui des grands maîtres. 

 

Mais tu ne peux pas y arriver si tu sautes une étape. 

 

Elles sont toutes importantes, et je vais t’expliquer dans cette suite d’articles plus en détail ce que j’entend par la méthode CADI.

Chaque page t’expliquera mon approche et les types d’exercices que j’ai pu faire à chaque étape. 

On en parle…dès la page suivante ;). J’espère que tu es prêt car on rentre dans le dur du sujet.