Temps de lecture : 12 minutes 

Il semblerait que les dessinateurs et les artistes en général, ne puissent être que:  soit créatif et imaginatif ou alors n’être bon qu’à recopier et subir cette condition sans jamais pouvoir inventer. 

C’est une grosse connerie. 

J’en vois passer tous les jours sur les groupes de dessin, des gens qui disent : 

j’ai pas d’inspiration, comment je fais pour avoir des idées?’

‘Je voudrais dessiner mais je bloque devant ma feuille blanche y’a rien qui vient, ect…’

Pourquoi certaines personnes ont, des listes de dessin à faire, plus grande que ce qu’ils pourront faire dans toute une vie et d’autres galèrent à mort?

La réponse est simple: ceux qui ont de “l’inspiration” ont des systèmes et des méthodes en place pour stimuler leur imagination. 

C’est quelque chose qui s’apprend, ce n’est pas inné d’avoir une capacité à générer des idées. 

Donc je vais te montrer au cours de cet article,  2 méthodes que j’utilise quand je suis sur le point de faire des illustrations. 

Je vais te les montrer sur papier pour que ce soit facilement compréhensible, mais à terme l’idée c’est que tu les fasses dans ta tête. 

Tu peux retrouver la version vidéo de cet article ici : CLIQUE

Stimuler ta créativité

Présentation de l’outil: La carte de brainstorming

Le premier outil que j’aimerai de te présenter, c’est le suivant, une matrice de mots clés

Ou aussi plus communément appelée une carte de brainstorming

Et ça ressemble à ça: 

Les mots-clés

Et là, tu te demandes pourquoi est-ce que je te sors ça, sur un blog de dessin?

Pour comprendre où je veux en venir , réfléchissons à ce que dessiner d’imagination est. 

Le dessin d’imagination, voilà comment est-ce que je le défini: Imaginer, visualiser, quelque chose dans sa tête à partir de ta banque personnelle d’images , qui n’existe probablement pas encore et que tu vas coucher sur le papier afin de créer quelque chose de nouveau.

C’est donc assez vague. 

Du coup, l’idée c’est de faire passer dans un entonnoir toutes les possibilités pour spécifier notre pensée et ne garder que les idées les plus intéressantes.

C’est ce qu’on va essayer de simuler avec cette carte de brainstorming. 

Mais plutôt que de stimuler l’imagination par une longue description exhaustive, comme dans un roman par exemple, on va plutôt envoyer des petits électrochocs à ton imagination. 

Ces électrochocs, ce seront les mots clés. 

Doper son imagination en utilisant une carte de brainstorming

Alors, concrètement comment est-ce qu’on va faire, et comment est-ce qu’on va utiliser cette technique?

Premièrement, on va choisir un thème. 

Et le thème gagnant est…

Les papillons. 

Je précise que ce n’est pas moi qui ai choisi le thème, mais ma maman. 

Donc on note le papillon au milieu, ou tu fais un dessin en mode icon si tu préfères. 

Le contexte du brainstorming est aussi important que l’outil en lui-même.

Ce que je te conseille donc c’est de te poser au calme. 

Tu coupes les réseaux, tu mets ton téléphone en mode avion. 

Tu peux mettre de la musique si tu veux, mais un son prompt à la réflexion, comme par exemple de la Lo-Fi, du Mozart ou des musiques de méditation. 

Et tu te mets un compte à rebours, disons 10 minutes, c’est généralement suffisant.

Pourquoi 10 minutes? parce que même si tu n’as qu’une idée par minute, ça te fait déjà 10 mots clés. 

Ce que tu fais ensuite c’est de tirer un trait et d’écrire dans une bulle chaque nouvelle idée que tu as, en rapport avec le thème. 

Du coup, voici le résultat du brainstorming : 

Ailes 

Motifs

Coloré

Insectes

Grâce

Butiner 

Liberté

S’envoler au gré du vent

Être chassé par les enfants

L’innocence de poursuivre un papillon

Papillonner

Légèreté 

Beauté 

Ailes déchirées

Fragilité car un papillon, c’est tout fin et ça ne vit qu’une saison

Ephémère 

Papillon de nuit suicidaire qui se sacrifie sur la lumière

Et voilà ce que ça donne sur la feuille: 

Pour information, j’avais encore 4 minutes restantes sur mon chrono, mais j’ai décidé de m’arrêter là, la feuille étant suffisamment remplie à mon goût. 

Donc maintenant ce que tu vas faire c’est de sélectionner ceux qui t’inspirent le plus sur le moment.

Disons entre 5 et 10 mots clés max.

L’avantage de cette technique 

Ce que j’adore avec cette technique, c’est que tu peux la faire dix fois de suite, 10 fois tu auras des résultats différents étant donné qu’à chaque fois tu auras une humeur différente et une sensibilité différentes. 

Ici on va partir sur : Ailes, coloré, liberté, être chassé par les enfants et la fragilité. 

Comment être plus imaginatif ? Utiliser le what if

Le what…quoi? 

Intéressons-nous maintenant à la 2e technique, j’ai nommé : le ‘What if…?’ 

Désolé pour l’anglicisme, c’est quelque chose que je faisais inconsciemment mais qui m’a été mis en lumière en regardant un cours sur le storytelling fait pas les personnes qui travaillent chez Pixar. 

C’est super intéressant, mais c’est en anglais. 

Si tu parles anglais, je te mets le lien du cours juste ici : CLIQUE 

D’ou l’anglicisme…

Du coup, le ‘What if..’, tu peux le traduire par ‘Et si…’ 

L’idée c’est de se poser la question: ‘Et s’ il se passait ça?’ 

Encore une fois, le but c’est de pousser l’imagination et d’essayer de visualiser le plus précisément possible la scène qui est en train de se dérouler dans notre imagination. 

Et de pouvoir la représenter efficacement sur notre composition fixe en 2D.

Développer son imagination  

Ce qu’on va donc faire c’est de reprendre la feuille et les mots clés choisis. 

Tu vas te servir de ces mots clés pour rédiger des ‘Et si…’, disons entre 5 et 10 possibilités. 

Par contre il faut que l’idée tienne en une phrase, le but n’étant pas de préparer un roman. 

Je t’invites à remettre un timer de 10 minutes comme pour la première partie de cet article. 

Je sais. 

Je te vois venir…

‘Encore un timer ?!’

Si j’aime autant les timers c’est pour deux raisons :

  1. Être plus rapide. 

Nous avons un réflexe en tant qu’humain, c’est de toujours utiliser le temps qui nous est imparti pour réaliser une tâche. 

Ce qui veut dire que si tu ne te mets pas de timer, tu peux prendre toute l’après-midi à simplement réfléchir à ton idée. 

Tu comprends pourquoi certaines personnes ne commencent jamais leurs dessins? 

En te mettant un timer tu t’obliges à être plus rapide en abaissant la limite de temps disponible. 

Ce qui rend l’exécution de ta tâche plus rapide ;).

Mon conseil:  si tu veux encore plus réduire ton temps de réflexion, baisse petit à petit ton temps sur le chronomètre. 

Passes à 9 minutes 50, puis 9 minutes 30 puis 9 minutes etc…

  1. Être plus focalisé sur la tâche

Ce qui se passe lorsque tu te coupes du monde pour réaliser une tâche et qu’en plus tu rajoutes de l’urgence avec un timer, c’est que tu te focalises sur la tâche devant toi. 

Tu donnes 100% de tes capacités, sur un très court laps de temps. 

Ici, 2 x 20 minutes. 

Le fait de te donner entièrement, c’est ce qui va te permettre d’avoir des résultats que tu n’aurais même pas pensé avoir. 

Autrement dit, imaginer des situations (et compositions) que tu n’aurai pas pu dans une situation normale. 

Bien qu’imaginer des compositions et être créatif est une tâche intellectuelle, c’est un exercice qui est censé être dynamique et rapide.

Sinon tu ne passes jamais à la mise en pratique de tes idées et finir par te démotiver…

… Avant même d’être passé au dessin…

Reprenons donc notre méthode.

Voici les 8 ‘Et si…?’ que j’ai trouvé pendant le temps imparti des 10 minutes.

⇒ Et si l’enfant qui poursuit un papillon gracieux, était sur le point de l’attraper?

⇒ Et si l’enfant qui venait d’attraper un papillon le regardait par le trou de sa main? 

⇒ Et si l’enfant laissait s’échapper, par mégarde, un papillon fraîchement attrapé? 

⇒ Et si l’enfant était un enfant méchant et cruel et qu’il déchirait les ailes du papillon comme du papier? 

⇒ Et si l’enfant avait attrapé le papillon pour l’ajouter à sa collection d’insectes sous cadre? 

⇒ Et si le papillon devenait le meilleur ami de l’enfant et qu’il était tout le temps sur son épaule? 

⇒ Et si le papillon était un papillon énorme et qu’il soulevait l’enfant pour l’emmener voler? 

⇒ Et si , au premier plan, le papillon s’envolait librement pendant que l’enfant lui faisait signe au loin?

L’histoire qui se déroule devant tes yeux

Ce qui se passe ici, c’est que chacune des phrases nous laisse imaginer une mini histoire, très visuelle à chaque fois. 

Par exemple:  avec le papillon énorme, on peut imaginer le gamin pris par les côtes et être soulevé dans les airs, bras balant et complètement surpris. 

Et c’est ça la puissance de ces deux exercices combinés ensemble. 

C’est donc la fin de cet article, tu as maintenant entre les mains deux méthodes pour stimuler ta créativité et ton imagination

Mets les vraiment en place, au départ ça va être dur et te demander des efforts

Mais à long terme, tu te remercieras de l’avoir fait, parce ça va vraiment doper le niveau de tes compos. 

Tu peux retrouver les autres articles de ce blog en cliquant ici.

Allez, prends soin de toi.

Miennu. 

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